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Les maladies

Ces informations sont données à titre purement indicatif.

Un oiseau malade doit avant tout être isolé afin de ne pas contaminer l’élevage.

Pour tout problème sérieux, il est impératif d’amener l’oiseau chez un vétérinaire.

Chaque année de nombreux oiseaux meurent de maladies qui, si elles avaient été mieux connues par les éleveurs, auraient provoqué moins de problèmes.
Plus de la moitié de ces maladies sont dues à des erreurs d’installation, de mauvaises nourritures, de manque d’hygiène et le manque de soins élémentaires.

Celui qui installe ses oiseaux dans des locaux humides et sombres ou tient trop d’oiseaux dans un espace restreint  s’expose et cherche les ennuis.
Il en va de même pour celui qui se contente de donner des graines et de l’eau.

L’application de la quarantaine lors de l’acquisition de nouveaux oiseaux est une précaution indispensable. L’achat d’oiseaux à des inconnus, sur des marchés ou des bourses porte de grands risques. N’oublions pas que le meilleur moyen d’éviter les ennuis c’est la prévention.

Mais malgré tout toutes les maladies ne sont pas évitables. Une infection et un virus peuvent toujours apparaître. Nous serons tous un jour confronté à la maladie.

Tenant compte de la nature de la maladie les symptômes se ressemblent d’un oiseau à l’autre. Certains peuvent avoir la diarrhée, d’autres des difficultés respiratoires, des difficultés de mouvements, des plumes dressées, un comportement anormal, dormir sur deux pattes au lieu d’une comme cela se fait normalement, avoir les yeux troubles, dès que nous constatons une anomalie nous devons intervenir. Ne prenez jamais une attitude d’attente, un jour de plus peut être fatal pour un oiseau. De plus vous prenez le risque d’infection d’autres oiseaux, dès que vous le pouvez isolez l’oiseau et essayez de déceler la cause du mal.

Parfois les symptômes sont faciles à découvrir et on peut y remédier de suite. Sinon il faut consulter un vétérinaire, c’est bien la seule personne compétente. Certains affirment que l’oiseau malade coûte moins cher que la visite au vétérinaire, mais si une infection contagieuse peut être évitée c’est une bonne dépense. Une perte totale sera plus difficile à accepter que la dépense de quelques euros; d’ailleurs quand on est un vrai amateur il faut en accepter les conséquences.

Quel que soit la cause de la maladie placez l’oiseau dans une cage chauffée (appelée cage hôpital) équipée d’un système de réglage de température. Les oiseaux ont une température de corps plus élevée de quelques degrés Celsius que nous ce qui au moindre dérangement dérègle l’oiseau. Il faut donc rétablir le plus vite possible la température normale. De plus la circulation du sang est diminuée ce qui accélère l’infection et diminue la résistance générale. Placez la température à 30° Celsius, si l’oiseau reste en boule augmentez à 35°. Si à cette température l’oiseau reste le bec ouvert il a trop chaud. Dans le cas de maladie légère souvent le passage dans la cage chaude solutionne le problème.

Si sur un court laps de temps plusieurs oiseaux sont touchés il y a deux façons d’intervenir: la première est d’essayer tous les produits que l’on a sous la main. La chance de réussir est mince. La deuxième façon, de loin la meilleure, est d’abord isoler les oiseaux malades, ne rien donner et consulter le vétérinaire. On peut aussi faire appel, si possible, à des cliniques vétérinaires. En général les coûts sont acceptables.

Pour la consultation prenez l’oiseau qui a peu de chance d’en sortir, le vétérinaire peut alors abréger la souffrance et commencer ses analyses. En général on dispose de 48 heures pour déterminer et identifier une cause, plus en cas de maladies telles que la paratyphoïde et la chlamydiose (maladie des perroquets). En général quand un oiseau remange dans les trois jours après un traitement il est sauvé. Après les chances diminuent surtout si l’intervention a été tardive.


Maladies carentielles

Ce ne sont vraiment pas des maladies, elles apparaissent quand un élément  indispensable manque à l’oiseau ou est en excès et elles disparaissent en général dès qu’on y remédie. Les suites d’une mauvaise alimentation sont les plus visibles et détectables lorsque l’oiseau est dans une période plus sensible: la mue, la ponte, maladies infectieuses et stress. Dans les cas extrêmes, surtout chez des jeunes, des effets de déformations peuvent se produire avec des conséquences irréversibles.

Souvent il s’agit d’un manque d’une ou de plusieurs vitamines. Chacune a son rôle à jouer dans la constitution de l’oiseau et il y a un effet spécifique à chaque manque de vitamine.  Il peut y avoir trop (hypervitaminose) ou trop peu (hypovitaminose) de vitamines et même pas du tout (avitaminose). Il y a surtout hypervitaminose chez les A et les D.

Carence en vitamines A

C’est la plus importante, elle est indispensable pour la vie, la croissance, la reproduction.

L’avitaminose en A est une dégénérescence de la santé, la cause d’œufs non fécondés, gonflements des pattes et de la tête, mauvais plumage, des morts subites.

L’hypervitaminose est la cause des problèmes de foie, mauvaise couleur du plumage, mauvaise disposition des plumes.

Carence en vitamines B

  • Une avitaminose en B1 engendre un empoisonnement du système nerveux par la destruction des glucides contenus dans les muscles, ce qui provoque des symptômes de paralysie, un mauvais plumage, se tenir en boule, des excréments laiteux.
  • La vitamine B2 intervient également pour la consommation des sucres. Une avitaminose en B2 diminue la croissance, provoque la mort des embryons dans les oeufs, la déformation des pattes.
  • Carence en vitamines B5 : La vitamine B5 ou acide panthoténique est indispensable à la vie des cellules, intervient dans la production d’énergie, la synthèse d’acides gras, le métabolisme du myocarde. Une fois dans l’organisme, la vitamine B5 se transforme en co-enzyme A qui agit sur le système nerveux et sur les glandes surrénales. Elle participe également au développement et à la régénération de la peau et des muqueuses, au métabolisme des lipides et jouerait un rôle essentiel dans les mécanismes régulateurs de l’adrénaline, de l’insuline et de la porphyrine Un manque d’acide pantothénique est peut être la cause d’une mauvaise croissance, de faibles résultats d’élevage, d’un mauvais plumage avec des marques nues dans le cou et la gorge.
  • Une avitaminose en B6 provoque une mauvaise croissance et favorise les crampes.
  • Carence en vitamines B9 ou M : La vitamine B9, aussi appelée vitamine M ou acide folique, participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN) et est donc essentiel pour le développement et la division des cellules. La vitamine intervient également dans la synthèse d’acides aminés (methionine, histidine et sérine).

    Un manque se caractérise par des excréments liquides, difficulté de respiration, perte de poids, faiblesse générale, mauvais plumage et un manque de croissance.

  • Un manque de B12 mène à de mauvais résultats d’élevages, des éclosions difficiles ainsi que des mortalités précoces.
  • La biotine agit comme co-enzyme dans les échanges entre les hydrates de carbone et agit sur la synthèse des acides gras. Les symptômes de carence sont nombreux et divers, mais très rares chez l’adulte.

    Un manque de biotine provoque entre autres chez les juvéniles des déformations de la face, surtout autour du bec.

    Il ne faut pas mélanger la biotine avec des œufs crus, la présence de l’avidine annule l’action de la biotine.

  • La choline est considérée par certains comme une vitamine du groupe B. La choline est essentielle au maintien de l’intégrité des membranes de toutes les cellules et au métabolisme des acides gras. La choline contribue à la synthèse de la lécithine, une substance qui permet à la bile d’assurer la digestion des graisses. Elle est aussi un précurseur de l’acétylcholine, un important neurotransmetteur qui contribue aux transmissions entre les neurones.

    Un manque de choline provoque l’engraissement du foie et de là une régression corporelle.

Carence en vitamines D3

Intervient surtout pour la formation des os et est indispensable dans la combinaison calcium phosphore.

Elle joue aussi un rôle de protection contre les infections et la fécondité.

Avitaminose en D3 engendre le rachitisme, reconnaissable à la faible charpente osseuse, de légères douleurs articulaires (arthralgie) et un sternum en forme de S.

Ceci se produit surtout chez les jeunes oiseaux. Le diagnostic peut être établit en tâtant le squelette, ceci est possible avec un minimum de connaissance d’anatomie.

En cas de doute il faut radiographier l’oiseau. Il en va de même pour le rachitisme. Il faut bien distribuer les vitamines D3 et donner le maximum de soleil. Mettez à disposition de vos oiseaux un mélange de minéraux, de phosphore et de calcium.

L’avitaminose D3 peut provoquer aussi une mauvaise croissance, des symptômes de paralysies, un mauvais plumage, des oeufs clairs, un manque de ponte.

Une surdose pendant un temps assez long amènera une décalcification des os.

Carence en vitamines E

La vitamine E est appelée la vitamine de la fécondité et indirectement il y a du vrai là-dedans.

Différents études ont montré que la vitamine E protège la vitamine A contre l’oxydation.

Sans vitamines E comme antioxydant les actions des vitamines A seraient rapidement annihilées.

De ceci il découle que la vitamine E agit indirectement sur la fécondité, de plus il est prouvé que si l’on utilise un antioxydant synthétique en vue de protéger la vitamine A les problèmes de fécondité diminuent fortement.

Une déficience de vitamine E provoque aussi des symptômes de paralysie et des difficultés de vol.

Carence en vitamines K

Une carence en vitamine K peut provoquer des hémorragies internes, mais la plupart de celles-ci sont tout de même provoquées par d’autres maladies graves.

Carence en vitamines P

Aussi appelée acide nicotinique, la vitamine P est indispensable pour toute cellule vivante.

Il joue un rôle dans la formation des enzymes qui interviennent lors du processus d’échange des graisses et des hydrates de carbone mais aussi pour la respiration des cellules. Il influence la croissance et le développement du plumage.

Un manque de vitamines P provoque une mauvaise digestion, des diarrhées, un manque d’appétit, une croissance lente, petites hémorragies sous-cutanées, un mauvais plumage et des infections à la face.

Adipose ou excès de graisse dans l’organisme

Survient surtout chez les agapornis tenus en solitaire, chez les oiseaux qui restent trop longtemps en cage d’élevage. Les raisons principales sont des erreurs de nourriture, un manque de mouvements, des causes hormonales. Le corps de l’oiseau semble gonflé, la respiration est difficile, état de somnolence, infécondité. Dans les cas extrêmes l’oiseau peut avoir un malaise cardiaque.

Le remède à l’adipose est simple: plus de mouvements, nourriture limitée, de la verdure et des fruits.

 Goutte
Maladie métabolique à manifestations articulaires, rénales et cutanées, due à l’accumulation de l’acide urique dans l’organisme et caractérisée par des inflammations douloureuses.

Il y a deux sortes de goutte, l’articulaire et l’autre intestinale. Dans le premier cas les articulations sont gonflées, principalement celles des pattes. Celles-ci sont grosses, chaudes, douloureuses et présentent de petits abcès purulents. Pour l’intestinale les reins, le foie, la rate, les intestins peuvent être touchés, de même que les poumons et les trous d’air. Elle n’est pas décelable, des oiseaux qui maigrissent, qui présentent des excréments couleur craie sont souvent infestés.

L’origine de cette maladie n’est pas déterminée exactement. Un manque de vitamines A, des reins malades, un manque d’eau peuvent être des causes. Des facteurs héréditaires peuvent intervenir. Cela peut arriver à n’importe quel âge de l’oiseau, chez les oiseaux adultes l’évolution peut être lente. Cette maladie n’est pas guérissable.

Préventivement la goutte peut être combattue en fournissant suffisamment d’eau fraîche, prévoir les vitamines adéquates.


Affections parasitaires et maladies

Parasites externes

Mites et poux

Régulièrement les oiseaux sont l’objet d’atteintes par des parasites externes. Les principaux sont pour les agapornis: les poux (suceurs de sang), les mites (pour le plumage), la gale. Décrire tout en détail nous mènerait trop loin et nous allons nous en tenir aux remèdes généraux.

Ces parasites mettent les oiseaux mal à l’aise et diminuent l’appétit ce qui les fait maigrir, les oiseaux sont hors de condition. Surtout les jeunes y sont très sensibles. D’autant plus que d’autres facteurs peuvent encore aggraver la situation.

Les poux sucent le sang la nuit ce qui provoque un manque de sang. Cela se constate surtout dans les nids, ce qui nuit au déroulement normal de l’élevage.

Les mites attaquent les plumes et y déposent leurs oeufs. Certaines sortes de mites pénètrent dans la structure même de la plume et se nourrissent des éléments dont la plume a besoin pour se développer. Il ne peut plus y avoir de plumage normal dans ces conditions.

D’autres mites vivent dans les graines et touchent les oiseaux de cette manière. On peut préventivement éviter au maximum les mites en leur donnant le minimum de repères et en aérant le plus possible les volières, l’hygiène joue aussi son rôle. Mais si malgré nos soins nous sommes confrontés au problème il faudra intervenir avec des insecticides. Le commerce nous en fournit et à nous de constater le produit qui convient le mieux, il est à conseiller de ne pas utiliser des produits à base de chlore. Bien suivre les prescriptions indiquées sur les notices accompagnant les produits.

Comme produit de désinfection des cages et volières on peut utiliser le malathion (4 à 5%), un phosphate organique. Il est conseillé d’écarter les oiseaux et de respecter un certain délai avant de les y remettre.

La gale, connue chez les perruches ondulées, apparaît également chez les agapornis. L’infection se fait par la mite dénommée Cnemidocoptes pilae, qui atteint l’oiseau au bec, aux yeux, l’anus et les pattes.

Cette mite se loge dans les plis et les implantations des plumes, les déformations visibles peuvent provoquer de graves lésions et si l’on intervient pas mener à la mort. Les avis sont partagés sur la façon dont les parasites se transmettent d’un oiseau à l’autre. Certains prétendent que certains oiseaux sont porteurs de parasites et en déduisent que la transmission se fait déjà au nid lors du nourrissage des jeunes. L’infection peut aussi apparaître chez des oiseaux adultes lors d’autres problèmes de santé, qui provoquent une diminution de la résistance de l’oiseau. Des recherches ont montré que l’infection ne se fait pas par la vie en volière.

Un traitement par des produits appropriés, l’Ivermectin par exemple, donne de bons résultats.  Une à deux gouttes sont mises dans la région du cou de l’oiseau.  L’opération doit être renouvelée quelques fois.  Au début de l’infection on peut enduire les parties atteintes avec de la paraffine liquide, ceci pendant cinq jours.
 
Parasites internes

Les vers

Les vers peuvent provoquer de graves perturbations pour les oiseaux. Les principales espèces de vers parasites des agapornis sont les ascaris et les capillaires. Le ver est un parasite intestinal, agent des helminthiases, animal pluricellulaire.

Les ascaris sont de forme ronde d’une longueur d’environ 4 cm, dont les extrémités du corps finissent en pointe, ils sont de couleur légèrement rose.

Ils vivent dans les aliments à moitié digérés qui sont destinés à l’oiseau, ce qui irrite les parois intestinales et qui trouble la digestion. Les vers produisent une quantité importante d’œufs dont les écailles sont épaisses et de couleur foncée et qui sont évacués par les fientes. Après environ deux semaines les oeufs sont infectieux pour les oiseaux.  Les oeufs non repris par les oiseaux restent infectieux pendant des mois encore.

Les symptômes d’infection par les ascaris apparaissent quelques semaines après l’absorption des oeufs, donc jamais chez les jeunes au nid. Au début on constate un plus grand appétit et pourtant l’oiseau maigrit, le sternum se marque fort. Parfois il y a des diarrhées, souvent l’intestin grêle se bouche complètement. Ce qui provoque un gonflement du ventre, un manque d’appétit et des vomissements. Comme il y a irritation des intestins l’absorption des vitamines est perturbée et provoque des paralysies, aussi bien en cas de faible que de forte infection. La santé de l’oiseau se détériore rapidement et il en meurt souvent.

Les capillaires sont, comme le nom l’indique, aussi fins qu’un cheveu. La longueur est d’environ 1 cm et le corps a un diamètre de 0,3 mm. Ils sont à peine visibles à l’oeil nu.

Les oeufs qu’ils produisent mûrissent en une semaine, beaucoup plus rapidement que ceux des ascaris. Du fait que les capillaires se fixent à la muqueuse des parois intestinales leur action est plus rapide et plus grave que celle des ascaris. On a une grave infection intestinale souvent accompagnée de présence de sang dans les fientes liquides. Les oiseaux sont gravement atteints, maigrissent rapidement et ne sont plus capables de voler. L’infection se fait également par l’absorption des oeufs qui se trouvent dans les fientes des oiseaux infectés. Comme pour les oeufs des ascaris les oeufs non absorbés des capillaires restent longtemps infectieux, toutefois moins longtemps que les premiers.

Il existe dans le commerce différents produits pour combattre les vers. Pour moi le produit Fenbendazole est excellent, en dose de 10 à 50 mg par kilo de poids de l’oiseau. Il est facilement supporté par les oiseaux. Est administré par gouttes ou par injections, également en mettant une paire de gouttes sur un morceau de fruit.  Il faut naturellement être sûr que l’oiseau le mange, s’il est habitué cela donnera un très bon résultat.  Sinon il faut y aller en mettant des gouttes dans l’eau de boisson. Un très bon produit pour cette méthode est le Levamisole en dose de 400 à 600 ml par litre d’eau pendant 24 heures. Il ne faut pas d’autres sources d’eau ni de verdures pendant le traitement.

Il est évident que la méthode par injection dans le bec ou le croupion reste la plus efficace, on n’est jamais certain que les oiseaux prennent l’eau de boisson. Il faut répéter le traitement après trois semaines. Après un traitement il est souhaitable de faire une cure de vitamines, le manque de vitamines A peut augmenter le danger d’infection.

Afin d’éviter une réinfection il est conseillé de désinfecter régulièrement les cages et volières avec des produits adéquats du commerce, attention quand même aux produits dangereux pour les oiseaux.  Le fond d’une volière extérieure doit particulièrement faire l’objet de votre attention.  L’idéal est de déblayer le fond sur une profondeur de 25 cm et d’y mettre du sable de rivière ou un mélange de sable et de gravier. Mais si possible faites un béton pourvu de grilles sous les perchoirs.


Infections protozoaires

Infection à Giardia

Cette infection se présente assez fréquemment chez les agapornis. Le protozoaire est un être vivant monocellulaire dépourvu de chlorophylle et se multipliant par mitose ou par reproduction sexuée [l’embranchement des protozoaires comprend les ciliés, les flagellés, les rhizopodes (amibes, foraminifères, radiolaires) et l’hématozoaire du paludisme]. Giardia est le nom du parasite. La pire conséquence est le picage, il peut être très important à un point tel que les autres symptômes comme la diarrhée, l’amaigrissement, l’écaillement de la face et les autres symptômes généraux passent inaperçus. Souvent le picage commence sur les flancs et les cuisses. Il est souvent admis que le picage résulte de démangeaisons provoquées par la réaction allergique au Giardia.

Comme thérapie il y a entre autres le dimentridazole (Emtryl) et le ronidazole. Les chances de guérison sont variables. Pendant deux à quatre semaines il faut surveiller les oiseaux qui ont été traités car il y a risque de récidive.

Infections bactériennes

En général les infections bactériennes, sauf l’infection à Salmonelles, prennent une place secondaire dans les maladies. En principe les Enterobacteriaceae (grand groupe des maladies internes dues à des bactéries qui ne doivent pas être présentes normalement dans les intestins) ne font pas partie de la flore intestinale. Les oiseaux en bonne santé n’ont absolument pas de flore intestinale. Lorsque certaines bactéries ont l’occasion de s’introduire dans les intestins des oiseaux il y a déséquilibre entre défense et infection de l’organisme. Ceci peut donner l’aspect d’un début de maladie où la nourriture, les soins, l’hygiène jouent un rôle important.

Salmonellose

La salmonellose ou la paratyphoïde est transmise chez les oiseaux par des germes du type salmonella, la Salmonella typhimurium, une bactérie sous la forme de bacilles à longue durée de vie.  Après six semaines et encore plus on peut chez certains oiseaux infectés retrouver des bactéries dans les excréments. Des oiseaux guéris peuvent encore être porteurs et présenter des bacilles dans les excréments. Ceci explique pourquoi cette maladie est si contagieuse et est répartie sur toute la terre.

L’infection se fait généralement par l’absorption de nourriture ou boisson infestée par des bacilles, aussi par le bec lorsque l’oiseau cherche au sol. La cause principale est la présence de rats, de souris et d’oiseaux indigènes dont les déjections arrivent dans la volière extérieure. Les bactéries de salmonelle peuvent également être présentes dans la conception des oeufs.

Souvent il n’y a pas d’éclosion  car l’embryon meurt dans l’oeuf, s’il y a éclosion le jeune meurt après quelques jours. Le temps d’incubation est de 4 à 5 jours.

Les symptômes de la maladie peuvent varier entre les oiseaux adultes et les jeunes oiseaux. Au nid c’est par de fortes infections intestinales qui en général entraînent la mort, chez les adultes cela se remarque par des tremblements, une attitude apathique. Ensuite viennent les diarrhées, parfois des difficultés de respiration. Souvent ce sont plusieurs oiseaux qui montrent les symptômes ce qui donne un caractère épidémique à l’infection. Un examen bactériologique des excréments est indispensable et confirme souvent le diagnostic.

A cause de la courte période d’incubation la salmonellose n’est pas facile à guérir. Les oiseaux malades doivent être traités avec des antibiotiques adéquats tel que l’Enrofloxacin (Baytril). Il faut également procéder à une désinfection profonde de l’installation. Malgré des soins très intensifs l’oiseau gravement atteint est rarement guérissable.

Colibacillose

La colibacillose est produite par différents germes de la bactérie Escherichia coli.  L’infection est souvent provoquée par l’absorption de boissons et nourritures souillées par des excréments. Les symptômes ne sont pas spécifiques, mais bien d’ordre général, presque toujours accompagnés d’une diarrhée. La maladie apparaît le plus souvent chez les jeunes oiseaux et provoque de nombreux décès. Les oiseaux adultes présentent une plus grande résistance à la maladie, des oiseaux affaiblis seront plus sensibles.  Les Escherichia coli peuvent aussi être présents dans les organes respiratoires et provoquer ainsi des infections chroniques

La colibacillose est détectable par un examen bactériologique des excréments ou des organes internes. Comme il y a différents germes de la maladie un traitement général à l’aide d’antibiotiques ne donne pas toujours des résultats valables. Du Trimethoprim en combinaison avec une préparation de sulfate, le bio digest semblent donner certains résultats.

De très bons soins hygiéniques, surtout en évitant que les oiseaux ne puissent absorber des boissons souillées, sont certainement des éléments préventifs de la maladie.

Tuberculose des oiseaux

La tuberculose est produite par la bactérie Mycobacterium avium et apparaît surtout chez les perroquets. Il faut signaler que cette maladie est transmissible à l’homme et qu’il faut faire très attention pour les enfants. L’infection se fait surtout par les nourritures, mais aussi par l’absorption d’un air vicié. La tuberculose des oiseaux est une maladie à évolution lente qui peut produire des effets après plusieurs mois, au début l’oiseau commence à maigrir. A la fin l’oiseau présente différents symptômes de maladies, des diarrhées fréquentes, une respiration difficile. La détection n’est pas facile, les tests ainsi que les prises de sang ne sont pas toujours valables. A l’autopsie le foie et la rate sont plus grands que la normale et de couleur verdâtre. Les organes atteints présentent des abcès jaunâtres qui sont parfois palpables au toucher de la peau. Il n’y a pas de remède à cette maladie.

Infection à Chlamydia

La maladie des perroquets ou la chlamydiose comme elle est dénommée actuellement, est très répandue chez les oiseaux et est transmissible à l’homme. Elle est produite par la Chlamydia psittaci, un microbe pathogène qui se situe entre les virus et les bactéries.

La transmission de l’infection se fait en premier lieu par l’inhalation d’air vicié ou par le nourrissage des jeunes. Indirectement par les abreuvoirs et les mangeoires, les cages de transport, cages d’expositions ou par des parasites internes. La maladie des perroquets peut se manifester de différentes manières.  Il faut différencier une atteinte aigue ou une maladie chronique. Les symptômes de la forme aigue peuvent se présenter sous la forme d’un état somnolent, des tremblements, une respiration difficile, une infection des yeux et du nez, un oiseau abattu et la mortalité. Pour la forme chronique il y a des symptômes généraux de maladie, une mauvaise condition de plumage, souvent il y a une perte de poids.

Les agapornis peuvent être porteurs du virus tout en ne présentant pas de signes de maladie.  Ils nous apparaissent comme des oiseaux sains alors que par leurs excréments ils infestent les personnes et les oiseaux. 

Dès l’apparition et la certitude de la maladie elle doit être traitée par les moyens médicaux adéquats. Les agapornis sont traités pendant 42 jours avec du chlorotétracycline (CTC) ou du doxycycline (DC) en imprégnation sur un mélange de graines se composant de 85% de graines de millet pelé, 10% d’avoine pelée et broyée et 5% de tournesol pelé. Durant la cure il faut spécialement veiller aux soins car les oiseaux sont alors très sensibles aux infections par bactéries et moisissures. Il est conseillé d’ajouter à l’eau de boisson des vitamines et des acides aminés afin de compenser l’action de la tétracycline et de rétablir la résistance naturelle de l’oiseau. Pendant cette période ne pas donner du grit ou du calcium.

Le nettoyage régulier et la désinfection des installations à l’aide d’un produit à base d’ammoniaque tel que l’Halaquat Forte favorise l’élimination du virus et surtout évite sa propagation.


Infections de virus

Ces dernières années il y a eu une augmentation du nombre de virus chez les perroquets et l’avenir prévoit encore pire. L’importance du problème est difficile à prévoir. Mais le fait est là, c’est que pour le moment il n’y a pas de moyens pour lutter contre ces virus. Il n’y a que les vaccins qui pourraient améliorer la situation mais cela sera très coûteux. Pour le moment on ne peut que conseiller une hygiène parfaite et l’observance stricte de la quarantaine lors de l’achat de nouveaux oiseaux.

Polyoma virus

Bien que le Polyoma virus soit spécifique des jeunes perruches ondulées, toutes les autres espèces y sont également sensibles.

Il y a différentes sortes de polyoma, il y a malheureusement pour la détection de grandes différences dans les symptômes. Chez les ondulées par exemple il y a une forme aigue et une forme plus lente, plus évolutive. Chez la forme aigue on constate pendant 10 à 15 jours une évolution normale, puis soudainement la mort sans autres symptômes.  D’autres jeunes du même nid présentent un gonflement ventral et une paralysie qui est très visible aux pattes et aux doigts. Le duvet et les premières petites plumes sont très peu développés et il y a de grandes chances de mortalité. Les survivants présentent un plumage désordonné, les rémiges et les rectrices sont sous-développées ce qui empêche l’oiseau de voler. Ils ne sont pas récupérables.

 Chez la forme plus lente le virus entre en action quand les oiseaux ont une quinzaine de jours.  A la sortie du nid les jeunes perdent les rémiges et les rectrices, cette forme peut avoir des degrés différents d’atteinte en ne perdant que quelques plumes par exemple. Par contre l’oiseau peut aussi perdre toutes les plumes du corps. A la base des plumes perdues nous remarquons une masse sanguine de couleur brun rouge, ce qui est bien le symptôme des rémiges sanguines. Le plumage est désordonné et présente de petites barbes crolées.  A part le fait que les oiseaux ne savent pas voler et sont au sol et grimpent au grillage ils semblent avoir une santé correcte. Avec le temps ils redeviennent presque normaux mais avec une croissance lente par rapport aux autres oiseaux.

 Chez les agapornis les évènements se déroulent plus rapidement sans pour cela présenter de gros symptômes. Cela peut se déclarer sous forme d’un manque d’appétit, de perte de poids, de vomissements, des diarrhées, des signes de dépérissement, des problèmes respiratoires et cela parfois en deux jours.  A l’autopsie on remarque un estomac très humidifié, un foie gonflé et une rate étroite et claire.

 Chez les agapornis le problème apparaît à l’âge de 4 à 16 semaines.  Les oiseaux qui sont infectés par le virus après cinq mois présenteront des déficiences corporelles sans symptômes de maladies. De nombreuses recherches scientifiques ont été entreprises en vue d’éliminer le problème. De ces études il semblerait qu’il est provoqué par le virus avipolyoma, qui appartient à la grande famille des papovavirus. Ce nom désigne les dénominations des virus Papilloma (PA), Polyoma (PO), Vacuola (VA).

Les oiseaux adultes propagent le virus par les excréments et le plumage. Le virus peut aussi se propager par les oeufs d’élevage, il ne faut pas exclure les possibilités de propagation par les voies respiratoires. Il en est de même pour l’infection des jeunes oiseaux.

Les oiseaux qui arrivent à guérir peuvent être porteurs et peuvent un jour présenter des signes de stress et devenir un danger d’infection pour d’autres oiseaux. Un certain nombre de questions sont encore aujourd’hui sans réponses, surtout celles concernant la propagation du virus. Pour de nombreux éleveurs une question importante reste sans réponse: pourquoi certains couples donnent des jeunes qui sont constamment infectés tandis que d’autres donnent une saison des jeunes sains et une autre année des jeunes malades.

Comme la plupart des virus n’ont pas de médications adéquates il faut absolument que les chercheurs trouvent les vaccins appropriés, il y a de grands espoirs du côté des Etats Unis. Certaines universités sont proches d’une solution, mais cela reste encore limité et même si on y arrive ce n’est pas demain qu’on le trouvera dans le commerce. De plus connaissant le milieu des oiseaux je ne me fais aucune illusion quand à l’acceptation du produit, il y aura encore pas mal d’oiseaux qui seront infectés par le virus polyoma.  Ce sont les éleveurs qui n’ont jamais connu le problème qui sont le plus en danger car leurs oiseaux n’ont pas d’antivirus dans le sang.

De toute façon si le virus se développe il faut immédiatement prendre des mesures de protection.

Ces mesures concernent:

* Les cages d’expositions, les nids, etc. qui doivent régulièrement être désinfectés à  

   l’aide d’un produit anti-virus tel que Virkon-S.

* l’utilisation d’un ionisateur d’air, de telle façon que les virus qui profitent du mouvement des poussières pour se déplacer soient le plus rapidement rabattus au sol.

* assurer une bonne ventilation avec absorption durant le temps d’activité des oiseaux.

* Si vous vous servez d’un aspirateur pour le nettoyage prévoir une deuxième sortie qui mène vers l’extérieur afin que les virus ne soient pas éparpillés dans toute la volière.

* ne pas déplacer d’œufs ni de jeunes en cas d’atteinte du virus polyoma.

* écartez de suite les plumes tombées et les détruire.

* éliminez les jeunes qui montrent les indices d’infections graves et qui n’ont aucune chance de s’en sortir.

* Ecartez au moins pendant six mois les parents éleveurs de jeunes malades, si après cette période le problème se représente éliminez-les également.

Il est évident que vous ne pouvez vendre ni exposer des oiseaux durant ces périodes.  Si vous le faites vous participez activement à la propagation du virus et vous pouvez vous poser la question si vous méritez encore le titre d’amateur d’oiseaux.

Maladie du bec et du plumage

Cette maladie chez les becs crochus, dénommée Psittacine Beak and Feather Disease (PBFD) est très contagieuse, même chez les agapornis. Les symptômes les plus visibles sont un plumage très perturbé et des déformations du bec. Il semble que le virus atteigne le mécanisme d’auto défense de l’oiseau ce qui les rend très sensibles à d’autres infections. Les jeunes, pendant la croissance, sont sensibles au PBFD.

Souvent le problème du plumage se révèle dès l’apparition de celui-ci, surtout pendant la première mue.  Mais les adultes peuvent également être infectés. Souvent ce sont le plumage des ailes et la queue. La plupart du temps il y a des dépôts et de ce fait un gonflement et un resserrement dans la structure des plumes. Parfois le plumage du corps présente des anomalies qui modifient la structure et la pigmentation par rapport à celles d’un oiseau en bonne santé.

Souvent il y a aussi des déformations du bec avec de graves infections de la corne du bec.  Avec pour résultat la destruction du système naturel de défense ce qui finit par provoquer diverses infections bactériennes et/ou des infections de moisissures. Le virus se propage par les plumes perdues, par les poussières et les excréments. Les parents peuvent le transmettre lors du nourrissage des jeunes. Il y a aussi une possibilité par les oeufs.

Un très grand danger pour les oiseaux porteurs de PBFD est qu’ils ne présentent à première vue aucun symptôme et qu’ils peuvent le propager facilement. En Hollande il est possible de faire examiner les oiseaux à la Faculté d’Utrecht afin de déterminer la présence du virus. Aux Etats Unis on a développé un test par examen du sang, il est maintenant accessible en Europe. Il n’y a vraiment pas de remèdes à cette maladie et l’euthanasie est encore la meilleure décision. Il faut espérer que le vaccin sera un jour effectif et efficace.

Mesures préventives :
* longue période de quarantaine.
* hygiène maximum
* pas d’achat d’oiseaux dont vous ne connaissez pas l’origine.
 
Maladie de New Castle

Cette maladie est crainte par les éleveurs et les aviculteurs, même pour les perroquets qui y sont très sensibles.  Bien qu’en captivité la maladie soit rarement détectée chez ces derniers, ces oiseaux semblent très sensibles aux infections expérimentales.

La maladie de Newcastle est provoquée par un virus de la famille paramyxo. Le temps d’incubation est au minimum de trois jours. Les premiers symptômes sont très différents.  Souvent il y a des problèmes respiratoires et des diarrhées, des saignements de nez ou des signes de paralysies sont observés. Un oiseau qui se tient en boule, dort beaucoup, a peu d’appétit, présente un cloaque souillé suite aux diarrhées. Les oiseaux infestés meurent en général entre le sixième et le neuvième jour après l’infection. Les laboratoires seuls peuvent donner un diagnostique valable, il n’y a pas de remèdes efficaces à ce jour.

Mesures de protections :

Lorsqu’en Hollande la maladie fut constatée les autorités ont pris des mesures drastiques pour la protection de l’aviculture. Le caractère obligatoire des mesures a entraîné les vaccinations, les isolations des installations infectées, l’interdiction des transports de volailles et d’oiseaux, l’interdiction des expositions, etc. Si l’on entre dans une de ces zones il est conseillé de faire faire par vétérinaire une désinfection totale. Les résultats qui en découlent sont valables mais seulement pour un temps limité, quelques mois.


 
Infections par moisissures et fermentations

Ces infections se retrouvent dans la partie supérieure du tractus digestif, le bec, le jabot, le pro ventricule, les voies respiratoires et les infections de la peau. Elles peuvent provoquer de graves dégâts dans un élevage. Il est toujours question d’une diminution de résistance, de déficience alimentaire, d’une mauvaise hygiène et de surpopulation.

Aspergillose

Souvent cette infection résulte d’une moisissure l’Aspergillus fumigatus, mais aussi par l’Aspergillus niger.  Ces infections apparaîssent partout dans la nature, elles se développent sur des nourritures avariées et sur le sol humide de la volière située dans un environnement chaud.

L’infection se fait par la respiration et la maladie est découverte quand les voies respiratoires sont déjà atteintes, la respiration est alors audible. En cas d’infection grave l’oiseau a des difficultés respiratoires et finit par s’étouffer. Il peut y avoir des décès sans signes apparents.  L’Aspergillose est pratiquement inguérissable.
 
Candidose

Cette infection est produite par différentes cellules fermentescibles (fermentables) comme Candida albicans.  Elle peut se développer aussi sur les substances mucilagineuses pectiques qui forment une sorte de gelée à la surface de l’intestin, qui protège la paroi intestinale et normalise le fonctionnement de l’intestin. La maladie se développe au moment ou l’état général de l’oiseau présente des troubles avec une diminution de résistance contre les infections de moisissures. Des mauvaises conditions hygiéniques, une surpopulation, des déficiences et un traitement trop prolongé aux antibiotiques dans l’eau ou avec la nourriture sont des facteurs propices à l’infection. La Candidose atteint surtout la substance mucilagineuse du jabot, la cavité du bec et l’œsophage, et dans une moindre mesure le gésier et l’intestin grêle.

Les examens microscopiques et les  cultures des virus peuvent établir un diagnostic.  L’infection peut être combattue par un traitement de longue durée à la Nystatine.
 


Autres maladies et infections
 
Tumeurs

Les tumeurs sont des développements explosifs de certaines cellules.  Elles peuvent survenir chez toutes les sortes de perruches et de perroquets, mais majoritairement chez les perruches ondulées surtout à l’âge de 4 à 6 ans.  Il faut remarquer qu’elles se produisent beaucoup chez des oiseaux solitaires tenus en cage et moins dans les volières. La cause des tumeurs n’est pas connue.

Pour les tumeurs qui se situent sous la peau, tumeurs sous-cutanées, il s’agit souvent de formations graisseuses qui dans certains cas peuvent atteindre les dimensions d’une noisette. Les saignements peuvent se produire et parfois même prendre l’allure de petites hémorragies. Des tumeurs peuvent aussi se produire sur les ailes et le tronc, surtout sur le bas ventre. L’état de santé général de l’oiseau ne semble pas atteint. Une intervention chirurgicale faite par le vétérinaire est le seul remède possible.

En cas de tumeur interne l’oiseau présente souvent un grand appétit, mais bien qu’il mange normalement il maigrit quand même fortement. De grosses tumeurs situées dans la partie ventrale de l’oiseau provoquent de graves problèmes respiratoires, les tumeurs pressent sur les poumons et diminuent la densité d’air. Les femelles peuvent présenter des tumeurs sur les organes reproducteurs, les mâles sur les testicules. Une tumeur rénale provoque des paralysies aux pattes.

En cas de doute de la présence d’une tumeur seule une radiographie peut donner un verdict certain. Si la tumeur est confirmée, l’euthanasie est encore la meilleure décision.

Eczéma

Une maladie qui jusqu’à présent est peu connue chez les psittacidés sauf chez les ondulées et les agapornis. On voit une simple infection de la peau qui se localise sur l’aisselle des ailes et souvent du même côté. Cela débute par une petite blessure qui fait penser à une légère coupure de la peau. Ensuite une tâche de sang coagulé apparaît suite au piquage, le bord de la plaie devient jaunâtre et est gonflé. A ce stade l’oiseau est moins actif et les premiers signes de la maladie apparaissent. Après quelques semaines l’oiseau meurt.

La raison de la maladie n’est pas certaine, comme causes d’infections différentes bactéries et moisissures sont citées. Probablement que des virus interviennent également. Jusqu’à présent les thérapies suivies n’ont pas donné de guérison totale, les moyens de transmission de l’infection ne sont pas entièrement connus.


Troubles de comportement
 
Piquage

Le piquage est surtout remarqué chez les grands perroquets, les cacatoès, les agapornis et les loris, et dans une moindre mesure chez les ondulées. Chez ces dernières surtout les oiseaux solitaires en cage, certains couples le pratiquent sur les jeunes. Des agapornis solitaires commencent à se piquer sans raison apparente. Le plus souvent cela débute par les plumes de la poitrine et des épaules, ensuite les grandes plumes y passent. Pour finir il reste pour une raison évidente les plumes de la tête. Dans les cas les plus graves cela peut aller au sang car la peau est arrachée.

La raison est surtout d’ordre psychologique, parfois la nourriture peut être la cause. La qualité de celle-ci est déficiente pour la formation des plumes et l’oiseau va y piquer.

Le piquage peut aussi être provoqué, et plus qu’on le pense, par une infection de la peau qui produit des irritations, par des infections internes qui produisent des douleurs (tumeurs) ou aussi par l’infection Giardia.

En premier lieu il faut bien se poser la question de savoir quelle est la raison du piquage. Des agapornis élevés à la main peuvent pratiquer le piquage au sevrage des parents nourriciers. Arrivé à la maturité et à l’âge de la reproduction le manque de partenaire est également une cause possible. Un oiseau laissé seul toute une journée peut aussi poser problème. Une solution est de fournir un partenaire, mais ici se pose le problème des oiseaux élevés à la main. Souvent ils ne reconnaissent plus le partenaire. L’utilisation de sprays ou autres préparations est de l’argent jeté.

Si le piquage est provoqué par une maladie de la peau ou une infection à Giardia, le piquage disparaîtra avec la guérison.
 
Cannibalisme

A l’extrême le piquage peut mener au cannibalisme. Les oiseaux qui portent des traces de sang doivent être séparés jusqu’à la guérison. Les plumes qui sont coupées ou mordues sont de préférence enlevées ainsi l’oiseau ni piquera plus. Il faut six à huit semaines pour obtenir une nouvelle plume.

Une autre forme de cannibalisme est le fait que les jeunes soient tués au nid par les parents, souvent par la femelle. La raison est le désir de recommencer une autre couvée.  Parfois des jeunes fraîchement sortis du nid sont attaqués et gravement mutilés, parfois tués. On peut remédier à ce problème en placent les jeunes dans une petite cage de telle façon que les parents puissent continuer à les nourrir à travers les barreaux.  S’ils sont tués au nid c’est souvent le signe que la femelle manque d’expérience et est trop jeune.
 


Euthanasie

Parfois la difficile tâche d’euthanasier un oiseau est nécessaire. Si l’on a la certitude que la guérison est impossible et que l’oiseau en souffre il faut s’y résoudre. Une bonne méthode est une surdose d’éther. Il faut agir comme suit:

-Placer 10 à 20 gouttes d’éther dans un petit sachet plastique
-Y mettre l’oiseau et fermer le sachet
-L’oiseau est rapidement sous l’influence de l’éther et meurt quelques minutes après
-Laissez encore quelques temps l’oiseau dans le sachet afin d’être certain de sa mort


Synthèse :

Acariose respiratoire
Symptômes : difficultés respiratoires, plumage ébouriffé, dépérissement.
Causes : de minuscules acariens envahissent les muqueuses de la gorge.
Prévention : bonne hygiène générale et nettoyage de la cage.
Traitement : antibiotiques et acaricides en aérosol.

Constipation
Symptômes : difficultés à évacuer les selles, coups de queue répétés, tremblements.
Causes : alimentation insuffisante, dépourvue de fruits et légumes frais.
Prévention : alimentation correcte et complète.
Traitement : distribuer de petites quantités de sel anglais (epsomite) dans l’eau pendant 1 à 3 jours, additionné d’un complexe vitaminé.

Asthme
Symptômes : difficultés respiratoires, état d’abattement général.
Causes : humidité, refroidissement, micro-organismes bactériens ou fongiques contenus dans la nourriture non saine.
Prévention : alimentation saine, environnement sec sans écart de température important.
Traitement : milieu chaud, antibiotiques et aliments frais.

Catarrhe
Symptômes : respiration pénible, plumage hérissé, jetage nasal.
Causes : refroidissement, courants d’air.
Prévention : vie saine et hygiène parfaite.
Traitement : installer l’oiseau dans un local chaud, sans courant d’air. Enlever le dépôt qui obstrue les narines à l’aide de compresses d’eau.

Coccidiose
Symptômes : diarrhées sanguinolentes et dépérissement.
Causes : coccidies, petits parasites vivant dans les parois de l’intestin.
Prévention : nettoyage et désinfection de la cage et des accessoires.
Traitement : cage propre et désinfectée. Donner un traitement anti-coccidien mélangé aux aliments.

Colibacillose
Symptômes : inappétence, somnolence, diarrhée.
Causes : bactéries présentes dans l’eau et le sol. La maladie peut être mortelle.
Prévention : hygiène parfaite.
Traitement : dosage important d’antibiotiques. Soigné à temps, l’oiseau guérit souvent.

Dysenterie
Symptômes : fientes liquides, mouvements saccadés, plumes hérissées. Dans les cas les plus graves, l’oiseau picore nerveusement sa nourriture.
Causes : aliments avariés, excès de fruits trop mûrs ou de légumes, courants d’air.
Prévention : alimentation saine, environnement sans courant d’air.
Traitement : vitamines dans l’eau, réduction temporaire de la quantité quotidienne de fruits.

Entérite ou inflammation intestinale

Symptômes : soif aiguë, manque d’appétit.
Causes : parasites intestinaux, aliments avariés, écarts de température, stress émotionnel.
Prévention : bonne hygiène générale, alimentation saine et variée, environnement sec et calme.
Traitement : antibiotiques, vie saine.

Mue anormale
Symptômes : certaines parties du corps sont déplumées, plumage déformé et hérissé.
Causes : si le corps est déplumé, la cause la plus fréquente est la solitude, le stress, la dépression. Si le plumage repousse mal, les causes sont une mauvaise alimentation ou un coup de froid.
Prévention : vie saine et alimentation complète, bonne hygiène générale.
Traitement : alimentation saine et variée, ajout de polyvitamines dans l’eau. En cas de solitude, beaucoup de compagnie.

Parasitose externe
Symptômes : parasites externes, comme les acariens et les poux.
Causes : mauvaise hygiène de la cage, parasites transmis par des oiseaux sauvages.
Prévention : bonne hygiène et nettoyage.
Traitement : propreté générale et emploi d’un produit antiparasitaire en aérosol (demander conseil au vétérinaire).

Piqûre de moustique
Symptômes : enflure au niveau de la piqûre.
Causes : piqûre de moustique. Certains sujets très jeunes y sont plus sensibles que les adultes. Les moustiques piquent exclusivement les pattes : l’absence de soins peut entraîner la perte d’un doigt, voire la mort.
Prévention : installation de plaquettes insecticides près des cages, hors de portée de l’oiseau.
Traitement : pommade en vente dans les pharmacies ou magasins spécialisés.

Pneumonie
Symptômes : respiration avec râles, écoulement nasal, yeux chassieux.
Causes : courants d’air, écarts important de température.
Prévention : vie saine.
Traitement : milieu chaud, élimination du mucus, antibiotiques et complexes vitaminés hydrosolubles.

Psittacose
Symptômes : somnolence, inappétence, diarrhée, soif aiguë.
Causes : maladie d’origine virale, dangereuse aussi pour l’homme (aujourd’hui très rarement heureusement).
Prévention : bonne hygiène générale.
Traitement : ne peut pas se soigner. Si un sujet devait survivre, il serait porteur sain et donc dangereux pour les autres oiseaux et pour l’homme. Si un sujet est atteint, il convient de détruire la cage et les accessoires, tenter une désinfection pouvant être risqué.

Salmonellose
Symptômes : amaigrissement, ventre gonflé, respiration haletante, diarrhée, soif aiguë, manque d’appétit.
Causes : bactéries affectant l’appareil digestif. Se transmet à travers la nourriture infectée ou d’autres animaux porteurs de la maladie (rats, pigeons, mouches).
Prévention : bonne hygiène générale, alimentation saine.
Traitement : isolation dans un espace chaud et tranquille, antibiotiques, vitamines du groupe B en solution hydrosoluble, nettoyage quotidien des cages et accessoires.
Attention : la salmonellose est contagieuse également chez l’homme.

Verminose intestinale
Symptômes : respiration à bec ouvert, anémie visible à la couleur plus claire des pattes, tremblements, parfois paralysie.
Causes : vers intestinaux.
Prévention : bonne hygiène générale, distribution tous les 2 ou 3 semaines d’une petite quantité de sulfate de fer.
Traitement : vermifuge approprié, complexe vitaminé.

 Texte : H.W.J. Van der Linden