Pages Menu
Le mal de ponte

Le mal de ponte

Tous les éleveurs sont un jour confrontés au mal de ponte souvent chez des jeunes sujets dont c’est la première ponte.

La femelle est dans l’impossibilité d’évacuer son œuf et cette situation la fatigue très vite.

L’oeuf doit être évacué très rapidement , dans les trois jours maximum, car sinon en plus de la fatigue, il y a risque d’infection très élevé et l’oiseau meurt .

Il va sans dire que toutes les manipulations décrites ci-dessous sont à faire avec le maximum de délicatesse, afin de ne pas casser l’oeuf, ce qui aboutirait également au décès de la femelle.

Les causes

Le mal de ponte peut-être provoqué par :

  • Une femelle bien trop jeune pour la reproduction.
  • Un refroidissement important et brutal du temps en début de ponte.
  • Une carence en calcium : la coquille est trop molle. Une femelle a besoin d’une grande ressource en calcium non seulement pour former l’oeuf mais aussi pour l’évacuer. Les contractions musculaires occasionnées par la ponte requièrent également beaucoup de calcium.
  • Une constipation de l’oiseau.
  • Un oeuf trop gros.
  • Un taux de consanguinité élevé du couple reproducteur.

Comment le repérer ?

Il est très facile de repérer une femelle qui n’arrive pas à pondre son oeuf dans une volière.

Sachant qu’une femelle pond en moyenne tous les deux jours et que le mal de ponte survient généralement dès le premier oeuf, si vers les dates de ponte prévues, la femelle commence a rester en boule les plumes ébouriffées et qu’elle commence a rester sur le sol, il faut commencer à penser sérieusement mal de ponte.

Les symptômes du mal de ponte sont :

  • L’oiseau est ébouriffé et très souvent au fond de la cage ou du nid.
  • Les yeux sont fermés.
  • Le souffle est court.
  • L’oiseau souffre de tremblements.

Assurez-vous qu’il s’agit bien d’un mal de ponte, en prenant l’oiseau dans votre main. Posez délicatement votre doigt sur le cloaque, effleurez et vous pourrez alors sentir l’œuf.

Les solutions

mal de ponte inseparables

Pour anticiper ce problème, il faut bien sûr apporter le calcium nécessaire à la femelle avec des os de seiche notamment et maintenir une température supérieure à 15°C.

On peut également distribuer de l’huile de foie de morue mélangée aux graines, chaque jour pendant les périodes les plus froides.

L’huile de foie de morue apporte des vitamines et lubrifie l’organisme. Comptez une cuillère à café pour un kilo de graines.

 

 

Lorsqu’il est déjà trop tard, plusieurs solutions se présentent selon l’urgence :

  • On peut tenir l’oiseau pendant 15 minutes environ au dessus d’un bol d’eau bouillante en faisant bien attention de ne pas brûler l’oiseau. La vapeur dilate les muscles et peut permettre l’expulsion de l’œuf, normalement dans l’heure. Renouveler l’opération si nécessaire.
  • Avec un coton tige, déposer de la vaseline ou de l’huile de paraffine sur le cloaque. Les plus expérimentés feront pénétrer le coton tige à l’intérieur mais l’opération est plus que délicate et donc réservée aux plus expérimentés.
  • On peut également donner à la femelle de l’ocytone.
    L’ocytone dilate les tissus, aide à la décontraction des muscles et permet la ponte de l’oeuf.
    On peut commander ce produit auprès de son pharmacien ou son vétérinaire.
    Mettre une goutte ou deux dans le bec directement ou déposer délicatement une ou deux gouttes sur le cloaque et masser très, très doucement.
  • le Calcivet semble également donner de bons résultats, donné pur dans le bec deux ou trois
  • L’oiseau doit alors être placé au repos dans une cage hôpital recouverte d’un tissu éponge humide, à température de 30 voir 35° et 100% d’humidité.
    Pour cela déposer un bol d’eau bouillante sous le tissu afin que la vapeur se dégage dans la cage.
    Assurez vous que l’eau soit suffisamment chaude et continue de dégager de la vapeur.
  • ,

L’expulsion de l’oeuf se fait en principe dans l’heure. Pensez alors à réhydrater la femelle et ajoutez l’équivalent d’un sucre dissous dans son eau.