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L’alimentation des inséparables

L’alimentation des inséparables

Chez les inséparables, comme chez tous les oiseaux, l’alimentation sert principalement à couvrir 2 types de besoins.

Ces besoins varient évidemment en fonction des divers moments de la vie de l’oiseau :

– les besoins d’entretien : ils concernent les fonctions physiologiques et biologiques de base.
– les besoins de production : ils concernent principalement les fonctions liées à la reproduction, ponte et nourrissage des jeunes.

Pour satisfaire ces besoins, l’alimentation de vos inséparables doit comprendre impérativement : Substances organiques, vitamines, minéraux et eau.

 


Substances organiques :

Les substances organiques sont primordiales pour l’alimentation des inséparables.

On distingue :

– les protéines, que l’on trouve dans la nourriture végétale ou animale (graisses, insectes, lait, œufs),
– les graisses (lipides) qui fournissent chaleur et énergie. Leur usage est délicat, l’excès pouvant notamment entraîner des troubles intestinaux ou hépatiques,
– les sucres (glucides) moins énergétiques que les graisses.

Ces hydrates de carbone sont stockés au niveau du foie et des muscles, le surplus pouvant être transformé en graisses.

Une grande partie de ces éléments se trouve dans les graines :

  • Les graines farineuses : pauvres en protéines et en graisses, mais riches en sucres :
  • – L’alpiste :
    graine de base constituée de 16% de protéines brutes, mais insuffisante en calcium, vitamines B et E.
    – Les millets blanc, jaune, roux, plata ou japonais :
    Ils contiennent de 10 à 12% de protéines. Ces millets présentent un déficit en acides aminés et calcium.
    Ils contiennent presque toutes les vitamines sauf la C mais à un taux peu élevé.
    – Le millet en grappe :
    Il n’est pas une bonne source de protéines mais permet d’éliminer le stress des oiseaux et apprend aux jeunes à se nourrir eux-mêmes,
    – L’avoine :
    Elle contient 11% de taux de protéines, du zinc et du cuivre et est riche en énergie et éléments minéraux (1,8%),
    – Le riz paddy :
    C’est un riz non décortiqué, pauvre en protéines (7%) mais riche en énergie et acides aminés.
    – Le sarrasin :
    Il est riche en protides, lipides, glucides et acides aminés.

  • Les graines oléagineuses riches en protéines et en graisses mais pauvres en sucre :
  • – Le chenevis :
    Il est très excitant, riche en protéines (22%), en matières grasses (32%) et en minéraux équilibré en acides aminés.
    – Le tournesol noir, blanc ou strié :
    Il contient un taux de protéines de 25%, de matièrs grasse 50% et est riche en acides aminés.
    – Le lin :
    Il contient la vitamine F et est régulateur de l’intestin, à distribuer pendant la mue.
    – Le niger :
    Il contient 20% de protéines, 40% de graisses (graisses excitantes)
    – Le cardy soja :
    Moins huileux que le tournesol, il est riche en protéines et glucides.

Consulter notre rubrique sur les graines :

graines pour oiseaux inseparables

Pour la croissance et la reproduction, il faudra apporter à l’oiseau beaucoup de protéines (30%), de lipides (15%) mais peu de glucides.

Dans sa vie d’adulte, le besoin de protéines sera plus faible (20% maxi) mais il consommera davantage de glucides.

Lors de la mue, un rapport d’acides aminés souffrés sera nécessaire ainsi que minéraux et vitamines.

On peut donc considérer les mélanges suivants :

En période de repos : 24% de millet plata, 5% de millet du Sénégal, 5% de millet japonais, 5% de dari rouge, 5% de dari blanc, 15% d’alpiste, 8% de sarrasin, 5% de paddy, 8% d’avoine décortiquée, 3% de froment concassé, 2% de graines de tournesol, 5% de graines de carthame, 5% de graines de lin, 3% de chènevis, et 2 % de niger.

En période préparative à la reproduction : 15% de millet plata, 5% de millet du Sénégal, 5% de millet japonais, 4% de dari rouge, 4% de dari blanc, 20% d’alpiste, 10% de sarrasin, 5% de paddy, 10% d’avoine décortiquée, 3% de froment concassé, 2% de graines de tournesol, 5% de graines de carthame, 5% de graines de lin, 5% de chènevis et 2% de niger.

En période de reproduction et première mue : 12% de millet plata, 3% de millet du Sénégal, 3% de millet japonais, 2% de dari rouge, 2% de dari blanc, 30% d’alpiste, 12% de sarrasin, 5% de paddy, 10% d’avoine décortiquée, 2% de froment concassé, 2% de graines de tournesol, 5% de graines de carthame, 7% de graines de lin, 3% de chènevis et 2% de niger.

Pour les jeunes en croissance : 15% de millet plata, 5% de millet du Sénégal, 12% de millet japonais, 2% de dari rouge, 2% de dari blanc, 40% d’alpiste, 2% de sarrasin, 2% de paddy, 6% d’avoine décortiquée, 1% de froment concassé, 2% de graines de tournesol, 2% de graines de carthame, 5% de graines de lin, 1% de chènevis et 3% de niger.


Vitamines

Un mélange de graines seul est insuffisant. Un apport en vitamines est nécessaire : pâtée aux oeufs, verdure, graines germées…

La pâtée aux œufs
La pâtée aux œufs sert de complément aux substances de croissance, comme les acides aminés, les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments qui font défaut dans le mélange de graines.
Bien que la teneur en protéines de la pâtée aux œufs ne soit pas un facteur à dédaigner, c’est surtout son contenu en acides aminés qui est important.

Les graines germées
Les graines germées sont un aliment vert de valeur, très digestibles et riches en vitamines.
Pour préparer des graines germées,
– Rincez à l’eau, dans une passoire une poignée de graines puis versez-les dans un bol. Recouvrez le mélange avec de l’eau à 20/25°C
– Au bout de 24 heures, égouttez les graines, puis placez-les dans un bol que vous recouvrirez d’une assiette pour permettre une aération.
– Les 24 heures suivantes, les premières graines germent. Vous pouvez alors les offrir à vos roseicollis après un dernier rinçage !

L’aliment vert
En plus d’un peu de graines germées, donner régulièrement un peu d’aliment vert pour les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments qu’il contient.
A côté de la salade, l’endive, le persil, la carotte et toutes sortes de fruits comme la pomme, la poire, la prune et le raisin, encore toute une série de plantes sauvages sont à considérer.
Les aliments verts et les graines de plantes sauvages qui sont appréciées par les agapornis sont: le mouron des oiseaux, le pissenlit, le mille-feuille, le grand et le petit plantain, la renouée persicaire, le rumex a feuilles obtuses, la bourse-à-pasteur et toutes sortes d’herbes.
À coté des herbes sauvages précitées, il y a l’avoine et le blé à moitié mûr en épis ainsi que le maïs qui sont d’excellents aliments verts. Les cynorhodons et les sorbes sont surtout appréciés.


Minéraux

Ils se trouvent en très petite quantité dans la nourriture et on les divise en deux catégories :

les macro éléments :
– le phosphore pour les muscles, le foie et le squelette,
– le calcium pour le squelette, le sang, les coquilles,
– le magnésium qui est un anti-infectieux, pour la croissance, la digestion et la reproduction
– le potassium : il régule le métabolisme des glucides et protides,
– le sodium pour le squelette, il équilibre le pH,
– le soufre pour l’assimilation des protéines.

les oligo éléments :
– Ces éléments étant inexistants dans les graines, on remédie à cette carence en fournissant du grit, des os de seiches ou encore des blocs pigeon. Donner du grit à son inséparable est d’une très haute importance car il joue un rôle principal dans sa digestion car leur estomac musculaire broie les aliments suite à une série de contraction. Le grit ingéré par l’oiseau ne subit pas l’action des sucs gastriques alors une fois rendues dans son estomac, il servira de meule artificielle pour aider à sa digestion.

Des branches et des rameaux frais de saules et d’arbres fruitiers doivent être présents toute l’année, y compris en dehors de la reproduction.

À l’exception des bourgeons que les oiseaux mangent complètement, ils mordillent volontiers les écorces sèches. L’écorce contient en dehors de la cellulose, une riche diversité de minéraux et d’oligo-éléments.


L’eau

Dans la plupart des cas, l’eau du robinet convient très bien à l’abreuvement des oiseaux.

Les eaux de sources pseront préférées pour l’administration de médicaments ou devitamines car le chlore contenu dans l’eau du robinet peut détruire l’effet des traitements.

Il ne faut toutefois pas abuser des eaux minérales, leur carence en minéraux pouvant être préjudiciable.

L’eau dans les abreuvoirs doit être renouvelée chaque jour, en particulier en été, et les abreuvoirs nettoyés.

Enfin attention à la glace en hiver…


L’appareil digestif

L’appareil digestif de l’oiseau est constitué du bec, de l ‘oesophage, du ventricule, du gésier et des intestins.

Les aliments sont stockés dans le jabot, imbibés par l’eau ingurgitée et ramollis.

Ils passent ensuite dans le ventricule où ils se mêlent aux sucs digestifs. Puis ils sont broyés dans le gésier et digérés.

L’intestin termine la digestion chimique et permet l’absorption des nutriments.


Conseils

– D’une façon générale toute nouvelle alimentation doit être donnée en petite quantité et sous surveillance.
Au moindre signe d’alerte, arrêtez tout. Il faut garder à l’esprit qu’une alimentation variée est un gage de bonne santé chez les inséparables. Alors usez avec parcimonie de tout les ingrédients à votre disposition .

– Donner les agrumes et les pommes verte en petites quantités, comme elles sont plus acides, certains inséparables pourrais avoir de la misère a les digérer.
S’il les régurgite cessez de lui en donner.

– Toujours laver soigneusement tous les fruits et légumes.

– Certains aliments sont à éviter : l’avocat (trop riche en gras), le persil, les feuilles de betteraves, les pommes de terre crues (elle peuvent être toxiques), les noyaux de fruits.

Liste d’aliments toxiques

Liste d’aliments non toxiques