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Les inséparables

Les inséparables

Bienvenue sur le site du roseicollis, inséparable et véritable oiseau de l’amour…

Le roseicollis appartient à la famille des psittacidés (psittacidae) et plus précisément au genre Agapornis, plus souvent appelés inséparables. D’où son véritable nom Agapornis roseicollis roseicollis.

Leur nom vient du grec « roseus = couleur rose » et de « collum = cou ».

Les anglo-saxons les appellent lovebirds ou oiseaux de l’amour. Connus en effet, pour la tendresse que se témoignent les couples, leur appellation scientifique souligne aussi ce comportement puisque agapornis vient du grec « agape », amour et « ornis », oiseau.

Les inséparables forment un groupe très homogène. Leurs caractéristiques principales sont leur corps trapu, leur queue courte et arrondie et leur bec relativement puissant. Leur taille à l’état sauvage varie de 14 cm à 17 cm et ils pèsent de 40 à 70 grammes.

Les Agapornis sont divisés en deux catégories, un groupe avec dimorphisme sexuel et un groupe avec cercle oculaire blanc, auxquelles il faudra rajouter le roseicollis et le swinderniana considérés comme des formes intermédiaires entre ces deux catégories.

En effet, le roseicollis ne présente ni dimorphisme sexuel, ni cercle oculaire blanc. Au même titre que l’agapornis swindernanius dont on ne connait que très peu de choses.

>> Voir les différentes appellations à travers le monde.



Les différentes espèces d’inséparables

On peut classer les inséparables en trois catégories :

1. Groupe avec dimorphisme sexuel

 

agapornis pullarius agapornis canus agapornis taranta
Agapornis pullarius Agapornis canus Agapornis taranta

 

2. Groupe avec cercle oculaire blanc

 

agapornis personatus agapornis fischeri agapornis nigrgenis agapornis lilianae
Agapornis personatus Agapornis fischeri Agapornis nigrigenis Agapornis lilianae

 

3. Groupe sans dimorphisme sexuel et sans cercle oculaire blanc

 

roseicollis swindernanius
Agapornis roseicollis Agapornis swindernanius

 


roseicollis Attention !!!

Les Roseicollis sont des inséparables… Tous les inséparables ne sont pas des roseicollis…

On ne peut les reproduire avec les autres espèces présentées ci-dessus au risque de créer des sujets hybrides.


L’inséparable roseicollis

>> Télécharger notre fiche sur les inséparables

On pensait, lorsque les roseicollis furent découverts en 1793, avoir à faire à une sous-espèce de l’Agapornis pullarius.

Ce n’est qu’en 1817 qu’ils furent reconnus comme espèce.

C’est en 1860 que Karl Hagenbeck, importe les premiers couples.

Neuf ans plus tard, naissaient les premiers jeunes, en captivité, chez le zoologue et explorateur allemand le docteur Brehm.

  • Chez le roseicollis, mâle ou femelle, la couleur de base du corps est verte, la poitrine, l’abdomen, les flancs et la région anale sont d’un vert jaunâtre.
  • Le front, jusqu’à la couronne et verticalement jusque derrière les yeux est rouge. Les joues et le masque sont rouges, virant au rose, sur la gorge et la bavette.Entre la partie rose des joues et la nuque verte, se trouve une bande étroite de transition bleuâtre pastel.
  • Les couvertures qui présentent une légère marbrure, sont vert gazon, de même que le manteau.
  • Les plumes du pli de l’aile sont jaunes. Les grandes rémiges sont gris foncé, teintées de vert à l’extérieur. Les sous alaires sont vertes avec une légère teinte bleuâtre.
  • Le croupion est bleu ciel, les sus caudales sont bleu ciel passant au vert, les sous caudales sont vert jaunâtre. Les rectrices presque totalement recouvertes par les sus et sous caudales sont vertes.
  • Les rectrices secondaires présentent à partir de la base, un dessin transversal : noir – rouge – noir. Les pointes des rectrices sont bleu ciel.
  • Le bec est couleur corne, le bord du bec et la mandibule inférieure présentent une teinte verdâtre, la pointe du bec est foncée.
  • Les yeux sont brun foncé. Les pattes sont grises. Les ongles sont gris foncé.

Habitat – Biotope

map roseicollisA l’état sauvage, les roseicollis vivent dans les régions boisées sèches du sud-ouest de l’Afrique, jusqu’à une altitude de 1500 m.

Ils y furent découverts en 1793 par Voillot.

Leur aire de répartition est mal connue mais ils sont généralement présents en Angola, dans la région de Sumba, sur la côte vers le sud, le long de la côte namibienne jusqu’à la Province du Cap Nord, dans l’est autour de la région des marais de l’Okavango et dans la région frontalière avec le Botswana et en Afrique du Sud.

Au Zimbabwe, sa présence a été signalée à plusieurs reprises près des chutes Victoria. Toutefois, en raison des mouvements complexes (sédentarité, erratisme) de cet oiseau dans ce pays, son aire de nidification n’est pas encore très définie dans l’est de cet état.

Le roseicollis vit dans des régions boisées arides, sur des collines broussailleuses et le long de cours d’eau bordés d’arbres, notamment dans des gorges, sur les terrains rocheux où la pluviosité dépasse les 100 mm, et partout où il y a de l’eau.


Comportement et reproduction

Contrairement aux idées reçues, le roseicollis n’est pas un solitaire. il vit et se reproduit en colonie.

Bien que des bandes regroupant des centaines d’oiseaux soient présentes à proximité des sources d’aliments de qualité, l’espèce se rencontre généralement en petits groupes.

C’est un oiseau nicheur colonial dont les sites naturels de reproduction sont les anfractuosités inaccessibles et souvent verticales de parois abruptes en granite qui s’exfolie ou les « koppies » gréseuses.

Il s’adapte toutefois très facilement et il niche et se repose dans le nid du tisserin social (Philetairus socius), dans des structures artificielles ou des habitats par ailleurs impropres. A défaut de tels sites, l’inséparable rosegorge est capable de construire de véritables nids en coupole, en tressant des brindilles et des herbes.

Avec des morceaux d’écorces hachés et émiettés, la femelle constitue une assise douillette dans la chambre de couvaison. Quel que soit le mode de nidification, les couples restent très unis.

Ainsi, chacun élabore un langage particulier renforçant son union et permettant à chacun des deux partenaires de demeurer en contact auditif avec l’autre. La femelle pond 4 à 6 œufs espacés de deux jours, parfois d’un seul. Les pontes de 9 à 12 œufs ne sont cependant pas rares. La couvaison, menée exclusivement par la femelle, dure 22 ou 23 jours. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 45 jours, deviennent indépendants à 2 mois et prennent la livrée adulte vers 6 mois. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 9 et 11 mois et les mâles entre 11 et 13 mois.

Contrairement à la captivité (les premiers jeunes en captivité naquirent en Allemagne en 1869), il se reproduit de février à mars en fonction des conditions extérieures et notamment en fonction de la disponibilité de nourriture : graines, baies sauvages, maïs ou millet.


Alimentation

L’inséparable rosegorge se nourrit essentiellement de graines d’albizzie (Albizia) et d’acacia, ainsi que des bourgeons et du feuillage de plusieurs plantes, notamment l’Euphorbia. Il consomme aussi des baies.

Il est considéré comme un animal nuisible pour les champs de céréales, surtout là où il se nourrit de maïs et de tournesol.


Sauvegarde de l’espèce

lutinoL’état actuel de la population de l’inséparable rosegorge n’est pas connu avec exactitude.
Il est peu probable que son aire de répartition ait diminué au 20ème siècle, et il est même plus probable que les populations aient augmenté grâce à la création de points d’eau dans des régions sèches et de structures artificielles dans lesquelles il peut nicher.

On peut donc penser que l’espèce est répandue et abondante dans la nature. Une diminution est certes intervenue dans le passé en raison du piégeage, certains auteurs indiquent que l’exportation de milliers d’oiseaux d’Angola a largement contribué à la réduction des populations de la partie méridionale du pays, mais l’espèce ne semble pas menacée au niveau mondial.

Le roseicollis est aujourd’hui très répandu en captivité, surtout chez les particuliers puisque très robuste, il s’adapte très facilement en cage ou en volière et ne demande que peu d’entretien.

Son statut IUCN est actuellement préoccupation mineure.


Sous-espèce

On sait aujourd’hui qu’il existe une deuxième sous-espèce de Roseicollis, plus petite, Agapornis roseicollis catumbella, identifiée en 1955 par Neumann en Angola.

La couleur de base du corps est vert intense. Le front, les joues, le masque sont rouge intense. Le bec est légèrement teinté de rose. Pour le reste, identique à la forme nominale.


Mutations

Le roseicollis connaît de nombreuses mutations toutes plus belles les unes que les autres…
Elles peuvent être autosomales récessives ou dominantes et récessives liées au sexe.

lovebirds

Si le roseicollis posséde un nombre important de mutations et donc de couleurs attrayantes, l’éleveur débutant doit toutefois s’en tenir au vert type sauvage, au pire une seule mutation et laisser aux éleveurs expérimentés l’élevage de combinaisons plus difficiles, cet élevage nécessitant une certaine compétence en matière de transmission héréditaire des couleurs et de structure du plumage qu’il n’acquérera que plus tard.