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La génétique

La génétique

La génétique est une science qui ne doit pas effrayer mais au contraire aider à mieux comprendre nos oiseaux…

Les éleveurs d’oiseaux sont particulièrement attentifs à la génétique de leurs oiseaux pour essayer de faire exprimer certains allèles visibles.

Cette pratique est courante pour de nombreux passereaux exotiques et les Psittacidae chez qui les éleveurs sélectionnent des couleurs insolites, c’est notamment le cas chez les inséparables roseicollis.

Les chromosomes

Le roseicollis, comme toute espèce, est constituée de cellules.
Dans le noyau de ces cellules se trouvent les chromosomes.

Ces chromosomes portent les gènes qui contiennent l’ensemble des informations qui vont définir l’individu :
Son espèce, sa forme, sa taille, sa couleur, etc…
Chez le roseicollis, ils sont au nombre de 26, soit 13 paires.

En regardant bien, on voit qu’il y a une toute petit différence entre les chromosomes des noyaux des deux sexes.

Le mâle ZZ :

La femelle ZW :

Un mâle a deux chromosomes Z alors qu’une femelle a un chromosome Z et un chromosome W.
Les chromosomes Z du mâle ont la même taille, mais il y a une différence de taille évidente entre le chromosome Z et le chromosome W chez la femelle.

Comme cette paire de chromosomes est différente pour les mâles et les femelles, on les appelle chromosomes sexuels ou gonosomes.
Les 12 autres paires de chromosomes sont appelés autosomes ou chromosomes autosomiques.

A partir de là, on distingue donc deux types de chromosomes :

– les autosomes : 12 paires de chromosomes non sexuels
– les gonosomes : 1 paire de chromosomes sexuels, notés Z ou W chez les oiseaux, X ou Y chez l’homme.

On verra par la suite que des mutations peuvent affecter l’un ou l’autre de ces types de chromosomes.

Pour les autosomes, on parlera de mutations autosomales.
Pour les gonosomes, on parlera de mutations gonosomiques, ou liées au sexe.

La fécondation

Dans le noyau des cellules spécifiques à la fécondation appelés gamétes (spermatozoïdes pour les mâles,  ovules pour les femelles), on ne trouve plus que 13 de ces chromosomes.

En fait à chaque fois on n’a plus qu’un seul des 2 chromosomes de la paire initiale.

C’est la réunion de deux gamètes lors de la fécondation, gamète mâle + gamète femelle, qui va déterminer les caractères et le sexe du nouvel individu.

Vous remarquerez que ce nouveau sujet est un mâle.

Lors de la fertilisation, à partir de chaque « demi-cellule » se forme une cellule complète qui contient de nouveau des paires complètes de chromosomes.

Le nouveau sujet reçoit ainsi 50% du patrimoine génétique de chacun de ses parents :

– 50% venant du spermatozoïde donc du père.
– 50% venant de l’ovule donc de la mère.

Les gènes – Mutation

On a vu que les chromosomes portaient les gènes qui contiennent l’ensemble des informations qui vont définir l’individu : son espèce, sa forme, sa taille, sa couleur, etc..

Lorsque les cellules se forment, il peut arriver que l’information génétique soit mal transmise.
Un ou plusieurs gènes peuvent muter. Ils sont alors différents de l’original.
On parle de modification du patrimoine génétique : le génotype.

Chez les oiseaux, cela se traduit principalement par la naissance d’oisillons présentant des modifications de couleur ou de forme.

On parle de modification du phénotype à savoir l’apparence.

La couleur verte est héréditaire chez le roseicollis : plusieurs génes sont responsables de cette couleur.
Mais au fil du temps des mutations sont apparues… des modifications de gènes qui ont crée de nouvelles couleurs.

Chez le roseicollis, chaque mutation de couleur est le résultat d’un changement dans les pigments eumélanine et/ou psittacine ou dans la structure de la plume elle même.
Ces mutations du génotype type sauvage, vert au masque rouge, nous offre ainsi chez le roseicollis une multitude de phénotypes…

Il existe chez le roseicollis trois modes de transmission et l’on distingue les mutations :

Autosomales récessives
Autosomales dominantes
Récessives liées au sexe