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L’EAM

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Elever ses inséparables à la main.

Temps et disponibilité sont des facteurs de première importance à considérer avant de se lancer dans cette belle aventure…

La survie de ces très jeunes oisillons en dépend, car une fois les petits bébés inséparables rétirés du nid, ils deviennent complètement dépendants de vous et surtout de votre compétence !

Alors, si pour une raison ou autre vous ne pouvez pas penser pouvoir nourrir et assurer la survie de vos bébés inséparables, n’hésitez pas à les laisser avec leurs parents.

Cependant, un couple de mauvais parents car non compatible, en mauvaise santé ou trop jeune aura de la difficulté à remplir ses devoirs de parents… Pour la survie des petits, à vous d’intervenir…

L’âge idéal

L’idéal pour débuter le nourrissage à la main est de retirer du nid des bébés âgés de 14 à 21 jours :

  • Avant 14 jours, les bébés doivent avoir un repas la nuit car leur jabot est encore bien petit et contient peu. Donc, ils mangent peu mais souvent.
  • Passés 21 jours, certains résistent à une nouvelle manière de manger et sont parfois moins réceptifs déjà plus imprégnés des parents.

Matériel requis

L’élevage à la main des agapornis ne nécessite pas de matériel important, cependant un minimum devra être requis :

  • Une éleveuse du commerce ou de fabrication maison comportant une résistance avec thermostat ventilée et aérée.
  • Un thermomètre.
  • Un hygromètre pour mesurer le taux d’humidité.
  • Une balance précise pour contrôler la croissance de l’oisillon.
  • Des seringues de plusieurs tailles, on en trouve des spéciales avec embout souple permettant si nécessaire de gaver l’oiseau sans risque de percer le jabot.
  • D’une petite cuillère.
  • De papier essuie-tout.
  • D’un récipient pour diluer la pâtée.
  • D’une pâtée du commerce spéciale élevage à la main, fraîche et à conserver au réfrigérateur.
  • Un désinfectant, bactéricide et fongicide, pour les ustensiles de nourrissage après utilisation.
  • De la litière (copeaux pour rongeurs) à changér après chaque nourrissage.

Température et humidité

Les jeunes oiseaux ont besoin d’un environnement semblable à celui du nid, température, hygrométrie, hygiène et alimentation sont les clefs de la réussite de l’élevage à la main.

Quelques jours avant, il est préférable de préchauffer votre éleveuse pour régler la bonne température et le bon taux d’humidité autour de 55-60 %.

La température des petits sous la mère avoisine les 37,5°. Aussi, les très jeunes bébés, sans duvet, ont besoin d’une température de 31 à 34°C. Une fois qu’ils ont leur duvet de 29 à 31°C et enfin lorsqu’ils sont plumés autour de trois semaines de 25 à 28°C.

Vers cinq six semaines, ils n’auront plus besoin de la chaleur de l’éleveuse et seront placés dans une petite cage.

Les repères :

  • Une température trop élevée, les petits auront le bec ouvert et halèteront se tenant écartés les uns des autres.
  • Une température trop basse, les petits ne grossiront pas normalement. Ils seront regroupés et léthargiques.
  • Une température trop élevée, les petits auront le bec ouvert et halèteront se tenant écartés les uns des autres.

Naturellement, un seul oisillon en couveuse a besoin de plus de chaleur que plusieurs bébés ensembles.
Il est donc bien important de surveiller et la température et l’humidité de leur nouvel habitat.
Au début, cette surveillance se fera sur une base quotidienne et plusieurs fois par jour.
D’où l’importance d’avoir à la portée de main thermomètre et hygromètre.

Hygiène

L’éleveuse et le matériel utilisé devront être désinfectés régulièrement, tous les jours et même plusieurs fois par jour, et d’une propreté méticuleuse.

Le fond, papier essuie-tout et couche de copeaux de bois, sera changé régulièrement surtout si vous avez plusieurs petits ensemble. Avec la chaleur, les bactéries et virus auront tendance à se développer rapidement.

La fermentation des fientes et rejets éventuels de pâtée par les bébés, pourrait produire des gaz toxiques et asphyxier les bébés.

  • d’ où l’intérêt d’avoir une éleveuse ventilée et aérée.

Les instruments utilisés seront nettoyés et désinfectés après chaque nourrissage soit avec une solution fongicide et bactéricide, soit stérilisés à l’eau bouillante.

Environnement

Il est nécessaire au fur et à mesure suivant l’évolution physique des petits de les introduire progressivement dans une éleveuse plus grande, jusqu’à les introduire en petites cages.
Vers l’âge de 5 à 6 semaines, les petits sont avides de découverte, s’intéressent à tout et n’ont plus besoin de la chaleur de l’éleveuse. Il est alors préférable de les placer dans une petite cage dotée d’un perchoir placé le plus bas possible et agrémentée de quelques jouets. A cet âge, ils sont curieux et actifs. Ils développeront leur agilité pour se déplacer et apprendre à bien se tenir sur un perchoir…

C’est une étape importante à franchir pour l’adaptation future dans une cage plus spacieuse qui sera leur nouvelle demeure.

Préparation de la pâtée.

nutribird

Personnellement j’utilise de la pâtée d’élevage  » Nutribird 21″ de chez Versele Laga, aliment complet pour l’élevage des becs crochus.

Généralement, le mode d’emploi pour la préparation est sur l’emballage mais il est très simple :

– Délayer la poudre au fur et à mesure dans l’eau chauffée à 36-37°, de préférence eau minérale faiblement minéralisée, à l’aide d’une petite cuillère et remuer jusqu’à obtention d’un mélange homogène et onctueux, sans grumeaux au risque de voir le mélange se coincer dans la seringue.

L’eau courante peut contenir de dangereuses bactéries, il est donc conseiller d’employer de l’eau bouillie ou de l’eau en bouteilles.

– Attendre quelques minutes pour laisse gonfler la poudre et si besoin rajouter un peu d’eau ou de la poudre jusqu’à l’obtention d’un mélange ressemblant finalement à une pâte à crêpes.

La recette de purée à faire dépend de la quantité de bébés à nourrir.

Avec de la pratique, on finit par connaître assez bien la quantité d’eau chaude requise et la quantité de poudre à diluer.

Si l’on peut stocker la purée au réfrigérateur, il apparaît tout de même très important d’utiliser une purée fraîche à chaque nouveau repas.
Réchauffer le mélange au micro-ondes présente un danger majeur : la température du mélange n’est pas uniforme et il y a un très grand risque de causer des brûlures au jabot des bébés. Ces brûlures internes peuvent leur être fatale ou engendrer la formation de champignons et de muguet dans le système digestif et la bouche des petits.

  • Mélange trop clair : ajouter un peu de poudre, la croissance des bébés en serait grandement affectée.
  • Mélange trop épais : ajouter un peu d’eau chaude, le mélange aurait du mal à couler de l’oesophage vers le jabot.

Température du mélange :

Elle doit être comprise entre 37 et 38°C. Afin d’éviter une baisse rapide de cette température, vous pouvez placer le contenant dans un plat d’eau chaude afin de pouvoir nourrir tous vos oisillons sans perte trop rapide de chaleur.

  • Mélange trop chaud : risque de brûlure grave à l’oesophage et au jabot et d’engendrer des lésions internes.
  • Mélange trop froid : risque que les petits refusent de manger et inconfort.

Après chaque repas, il faut nettoyer minutieusement tous les ustensiles utilisés.

Le nourrissage

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Avant de prendre les petits bébés pour les nourrir, il est conseillé de se réchauffer les mains : le contact avec des doigts froids les indisposent.

La fréquence des repas dépend de l’âge des bébés.

A 12 jours, elle est de 6 fois par jour et 1 fois la nuit : 6h – 10h – 14h – 18h – 20h – 24h et 03h du matin.

Un nourrissage dure 10-15 minutes, à multiplier bien sûr par le nombre de sujets…

A l’âge de deux semaines, les bébés n’ont plus besoin d’être nourris la nuit.

 

Il est par contre recommandé de les nourrir le plus tôt possible le matin et le plus tard possible le soir.

  • Bébés de 15 jours : 4 à 6 cc toutes les 3 heures (5 à 6 repas)
  • Bébés de 21 jours : 5 à 8 cc toutes les 4 heures (4 à 5 repas)
  • Bébés de 28 jours : 8 à 10 cc toutes les 5 heures (3 à 4 repas)
  • Bébés de 35 jours : 10 à 12 cc 3 repas

La seringue sera préconisée pour les premiers jours.

Ne donnez surtout pas la pâtée à un oisillon dont le jabot n’est pas vide.
Il doit non pas être entièrement vide mais au 3/4 au moins.
Donner la pâtée à un ‘oisillon qui n’a pas digéré est synonyme de mort certaine.
En cas de restriction du jabot, je vous conseille de vous adresser très rapidement à un éleveur expérimenté ou à votre vétérinaire.

Remplir la seringue de pâtée et avant l’utilisation, chasser les bulles d’air de l’intérieur.

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  • Maintenir le bébé avec deux doigts sans le serrer et le corps dans le creux de la main, tapoter sur le bord droit du bec, jusqu’à ce qu’il ouvre et faire couler petit à petit, tout doucement, mais régulièrement. Ne pas introduire de force la pâtée, vous risqueriez de l’étouffer.
  • Placer la seringue de manière à amener le bébé à lever la tête. Le mélange coulera mieux ainsi dans sa gorge.
    Diriger la purée vers le côté droit dans la bouche du bébé pour la simple raison que son oesophage est à sa droite. Ainsi, il sera moins inquiétant d’introduire de la purée dans sa trachée, ce qui pourrait lui être fatal.
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L’oiseau habitué demandera par des gémissements, par contre lorsqu’il a assez mangé, il a tendance à ne plus réclamer et ne pas ouvrir le bec.

La quantité par oisillon peut changer d’un bébé à l’autre, le jabot doit être plein, mais pas déborder, environ 10 cc pour des bébés de 3 à 4 semaines.

Une bosse se forme de chaque côté du cou. Une légère pression au toucher indique que c’est suffisant.

Chaque matin, peser les bébés et noter la courbe de poids. Un bébé qui n’engraisse pas ou qui maigrit doit être vu par un vétérinaire.

 

Une pâtée à mauvaise température ou beaucoup trop épaisse peut engendrer un blocage du jabot.

Dans ce cas, le jabot reste toujours gonflé. Il faut alors, à l’aide d’un embout téflon, diluer le contenu du jabot avec un peu d’eau tiède, le malaxer doucement avec les doigts, et aspirer le contenu du jabot jusqu’à ce qu’il soit vide.

Rincer le jabot avec l’eau tiède et l’aspirer puis re-nourrir le petit avec un mélange de pâtée liquide.

Vers 4 semaines, on peut les nourrir à la cuillère. Les petits déjà habitués à être nourris viennent d’eux même manger dans la cuillère.

Cette méthode demande plus d’attention : la quantité ingérée par les bébés est plus approximative et subie une perte de chaleur très rapide.

C’est aussi une méthode très salissante pour le plumage de l’oiseau, une toilette est indispensable après chaque nourrissage.

Vers le sevrage

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Le sevrage ne commence que lorsque l’oiseau vole.

L’objectif étant de l’inciter à manger seul, il faut réduire progressivement les repas : trois repas par jour, puis deux, puis un seul jusqu’au sevrage.

Pour les inciter à commencer à manger seuls, il faut dès la cinquième semaine, disposer de l’eau mais aussi du millet en grappe, des graines trempées, de la pâtée d’élevage et du mélange agapornis dans des récipients non renversables placés au fond de la cage.

Remonter les mangeoires petit à petit.

Un repas sera distribué le soir jusqu’à la 7ème semaine par sécurité, dans le cas où ils n’auraient pas mangé d’eux même dans la journée. Quand ils refuseront ce dernier repas, on pourra considéré les petits sevrés.

En cage, il est important de placer plusieurs mangeoires à différentes hauteurs. De cette façon, s’ils sont plusieurs, ils auront accès plus facilement à leur moulé et chacun pourra avoir sa part. Cela va les aider grandement pendant la période délicate du sevrage.

Protocole EAM

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