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Créer une souche

Créer une souche

Quel que soit l’élevage, il n’y a pas d’homogénéité dans une souche sans consanguinité…

En principe, chaque jeune hérite de la moitié des chromosomes de chaque parent…
Deux frères, deux soeurs peuvent ainsi être très différents selon la manière dont les gènes se séparent lorsque les chromosomes se divisent.
Dans un couple le mâle, le père, ainsi que la femelle, la mère, apportent avec eux l’ensemble de leur patrimoine chromosomique.

Lorsque les chromosomes se divisent, ils contiennent donc la moitié des gènes de chaque parent et le jeune reçoit la moitié de ses gènes du père et l’autre moitié de la mère.

La question est alors : après la scission des chromosomes qu’elle est la moitié de gènes qu’ils reçoivent ? Quelle moitié les jeunes obtiennent-ils de chaque parent ? A partir de là, seul le hasard intervient et impossible alors de fixer une caractéristique interressante telle qu’une mutation nouvelle… si ce n’est par la consanguinité…

Il appartient à l’éleveur de gérer cette consanguinité : s’il est vrai qu’en élevage consanguin on peut fixer des caractéristiques précises et voulues, il est également vrai que l’on peut également fixer des caractères indésirables… Par ailleurs, en accouplant des individus en parentés très proches, on aboutit rapidement à une situation où l’on perd la fécondité de la souche, ce qui oblige à réintroduire du sang neuf.

Créer une souche

Souche

On choisit les deux sujets mâle et femelle d’origine pour les accoupler.

Les jeunes obtenus feront la première génération appelée G1.

Dans les jeunes G1, on choisit :
– la meilleure femelle que l’on accouple avec le mâle d’origine, son père.
– le meilleur mâle que l’on accouple avec la femelle d’origine, sa mère.

Les jeunes obtenus feront la deuxième génération G2.

Dans les jeunes G2, on choisit :
– la meilleure femelle que l’on accouple avec le mâle d’origine qui est à la fois son père et son grand-père.
– le meilleur mâle est accouplé avec la femelle d’origine qui est à la fois sa mère et sa grand-mère.

Les jeunes obtenus feront la troisième génération G3 et formeront 2 lignées :
– La première, la lignée du màle d’origine, qui en G3 aura 7/8 du patrimoine génétique de celui-ci.
– la deuxième lignée, celle de la femelle d’origine, qui en G3 aura 7/8 du patrimoine génétique de celle-ci.

On obtient ainsi rapidement une homogénéité dans la descendance de chaque lignée.

Par la suite, en croisant les lignées entre elles, on obtiendra des spécimens qui peuvent rassembler sur les oiseaux qui en seront issus, les caractéristiques que l’on aura fixées dans ces lignées. Personnellement, je ne pratique pas de cette façon dans mon élevage car non seulement on perd la fécondité, mais les dégénérescences nous guettent. Ceci nous met rapidement dans l’obligation de réintroduire du sang neuf, et cela continuellement. Alors, plus ces apports sont importants, plus les caractéristiques propres à notre souche seront difficiles à préserver.

Autre méthode :

On accouple un très bon mâle avec trois bonnes femelles, puis celui-ci avec ses filles et ainsi de suite.
Tous les issus en G3 auront 7/8 du patrimoine génétique du mâle d’origine et 1/8 de celui de leur mère d’origine.
Selon le même principe, on accouple les descendants en G1 entre eux, demi-frères sur demi-soeurs.

Le taux de consanguinité :

Un sujet est en situation de consanguinité si pour un locus donné, il possède deux allèles identiques, par copie d’un seul et même gêne ancêtre.

Le coefficient de consanguinité (Cc ou F) est la probabilité pour que ces deux gênes allèles que possède un individu en un locus donné soient identiques par filiation. En d’autre terme, le taux de consanguinité ne mesure pas le pourcentage de « gènes en commun » mais la probabilité qu’un locus particulier soit homozygote par la relation entre les parents ou collatéraux.

Valeurs du coefficient de consanguinité :

Mariage entre frère/soeur : 25 %
Mariage entre fils/mère & fille/père : 25 %
Mariage entre demi-frère/demi-soeur : 12,5 %
Mariage entre grand parent/ petit-fils ou petite fille : 12,5 %
Mariage entre oncle/nièce, tante/neveu : 12,5  %
Mariage entre cousin/cousine : 6,25 %